A Propos

A PROPOS

Artiste céramiste diplômée en 2011 d’un DMA Céramique de l’École Duperré, Élodie Lesigne est née en 1990 à Neufchâteau, elle déménage souvent pendant son enfance. Cette vie nomade lui à permis de découvrir de nombreuses personnes et des environnements très différents. Cela à participé à son envie de rassembler les gens et à faire de nouvelles découvertes. 

Son travail explore les liens entre l’humain, la nature et le sacré. Elle crée des sculptures anthropozoomorphes en céramique, à la croisée du sacré et du merveilleux. Son travail explore ce qui relie les êtres humains au-delà des différences culturelles et temporelles, en s’inspirant des objets votifs, témoins d’un besoin universel de matérialiser croyances et espoirs.

Elle puise dans l’inconscient collectif, où se mêlent mythes, légendes et archétypes ancestraux. Ses œuvres résonnent avec ces récits intemporels, porteurs de mystères, de peurs et d’émerveillement, évoquant ce lien profond entre les premiers humains et l’enfant en nous.

La nature est au cœur de sa démarche, perçue comme un espace de magie, d’inspiration et de savoir. Elle invite à un retour aux sources, à retrouver l’émerveillement des premières découvertes : un papillon, un caillou scintillant, un animal fugace… Dans ses sculptures, l’Homme et la nature ne font qu’un.

Inspirée par les cabinets de curiosités, elle assemble des formes qui évoquent autant la science que le merveilleux, entre fascination et étrangeté. Chaque sculpture est un talisman, un fragment de mythe à collectionner, un pont entre passé et présent, nature et sacré, science et magie.


 « Inspirée par la nature et une volonté de retrouver des plaisirs enfantins simples, elle travaille surtout par modelage et aime se laisser entraîner par une forme qui en fait naître une autre. L’excitation, la surprise et la magie sont ses moteurs, comme quand elle ouvre le four et qu’elle découvre ses céramiques terminées.

Elle nourrit également un intérêt pour les arts premiers des civilisations animistes où l’homme et la nature sont en symbiose. Élodie Lesigne tente à travers ses créatures de retrouver ce lien perdu et de parler à notre âme d’enfant en nous racontant des histoires.

Ainsi, ses sculptures hybrides, mi-humaines mi-animales (marines, insectes, volatiles…) sont destinées à nous conduire dans des mondes oniriques par le toucher et le visuel. Elle y parvient à la fois par ses associations de matières (mates et brutes, lisses et brillantes) et ses décors d’engobes et d’émaux colorés, le brun chaud et moucheté du grès contrastant avec des rouges vifs, du noir et de l’or, en petit feu.

Son univers foisonnant est propice à l’imaginaire et à la contemplation, laissant place aux multiples interprétations que chacun peut voir et trouver dans ses créations. »

Virginie Armellin, (2021) , Histoire de la céramique – L’Europe, Edition Vial


« Son diplôme des Métiers d’art de l’Ecole Duperré (Paris) en poche, Elodie Lesigne développe une recherche sculpturale en lien avec les arts premiers et populaires.

Ses figures, mi-humaines mi-animales, souvent couvertes de poils ou d’une épaisse parure-fourrure, impressionnent et ne sont pas sans rappeler masques, fétiches et totems, formes artistiques issues de civilisations animistes. Modelées dans un grès roux habillé de jus d’oxydes et d’émaux, elles paraissent avoir traversé les épreuves du temps.

Elodie Lesigne, par ses êtres légendaires – chimères, chamans ou gardien(ne)s – revendique la nécessaire connexion de l’homme avec l’invisible, la nature, les forces de l’esprit, une forme de mysticisme indispensable à l’humain.

Ses créatures, tel un miroir, renvoient à nos rêves, à nos cauchemars, à une part obscure et mal connue de notre être. La référence aux cabinets de curiosités, dans lesquels les collectionneurs amassaient et chérissaient des bizarreries collectées aux quatre coins du monde, évoque bien les formes de croyances et de mythes attachées aux limites de notre compréhension face aux mystères du vivant. »

Maud Grillet (Directrice de la Galerie Terra Viva), texte de présentation pour Terralha (FEAC), 2018.